J'suis pas dépressive. J'suis juste conne, perdue, & surtout jeune.
Le temps il passe & trépasse. Si je pouvais avoir le moindre souvenir de mon enfance, j't'aurais dit le pourquoi du comment. Mais il s'avère qu'il n'y a que le mot rien qui le définit, ce fameux passé qui hante tant certains. Le présent il ne me satisfait pas. Et l'avenir, l'avenir c'est une peur profonde. Je me freine. J'essaie de gagner du temps pour ne pas atteindre ce futur proche, mais du temps, j'en perds plus qu'autre chose. Je régresse. C'est même plus un vide, c'est un trou béant creusé profondément au point le plus sensible de mon être. Et puis je me lasse de mes propres actes. Oui, je hais cette lassitude & pourtant je persiste. En fait, t'avais raison, on devrait jamais accorder la confiance, cette confiance qu'à nous-même on ne s'accorde pas. Puisque la vérité est simple, j'vais tout vous simplifier. La vie n'est fondée que sur des songes. Je me leurre, toi aussi, vous tous. C'est comme l'amour. L'amour ça nuit, ça détruit, l'amour c'est de la merde. Elle inspire tant. Elle ancre l'âme de chacun. Mais tomber dedans c'est douloureux. Puisqu'un jour ou l'autre, elle vous aspire & cette main étrangère que vous admiriez tant, ne viendra pas vous secourir. Vous restez donc plongés dans le dégout de vos échecs, j'dirais même pas que c'est d'la haine. C'est de l'amour. Le vrai; celui qui mène au trépas. On se demande encore pourquoi la folie gagne notre monde; mais moi j'vais vous dire c'que j'pense: c'est l'amour ça. Tout semble beau au début, mais ça n'était qu'un tragique rêve où à ton foutu réveil, tu réalises soudainement que rien n'était comme tu l'aurais cru. C'était juste grotesque. Souffre, ami, souffre & au point où t'en es fait souffrir les autres. Tu n'es bon qu'à ça. Simuler la joie, rire un peu & tu fuis te cacher, ta respiration s'accélère,car tu sais que quand ta gorge est nouée, les larmes vont surgir. Mais tout ça n'est qu'éphémère. Ce sera toujours éphémère. Tout ce qui est bon est éphémère. Le bonheur, la paix... Par contre les larmes peuvent couler indéfiniment. Si t'es vide, c'est normal, t'as réussis à sortir de cette merde. Tant mieux ça en fait un en moins. & puis tous les autres c'est pas si grave, qu'ils y restent après tout. Si ça leur fait tant plaisir de se mentir. Et comme chacun sait que le bonheur des uns fait le malheur des autres; c'était bien évident que moi, j'allais y rester là-dedans. Minable. Ouais je me répète, mais la dedans ça tourne en rond. Viendra un jour où quelqu'un, un des affabulateurs de notre monde trouvera, si j'puis dire, l'allumette de la bombe H. C'est la bombe A ? Merde. C'est trop tard. La vie c'est un souffle. Étouffe-toi ami. Je me meurs. Si toi aussi, on aurait pu creuser un trou à deux. Mais puisque ta force à vaincu l'inconscience, & que tu as préférer les belles paroles d'une inconnue aux leurres de mon esprit étroit. Je te laisse partir. J'ai jamais aimer m'accrocher & retenir. Je laisse couler. En espérant que ce trou que tu as creusé, se rebouchera avec le temps. Du temps & encore du temps. C'est la seule chose qui a démolit les êtres humains sur terre; c'est d'avoir défini le temps. Je sais même plus si mes propres mots ont un sens. J'arrête. C'est en écrivant qu'on se libère ? Moi, ça marche pas. Au contraire ça creuse, non en fait, ça cogne. J'trouve pas les mots qui pourraient me rendre heureuse. Des coups de poing dans la poitrine. Voilà, j'ai trouvé. Tu sais, maintenant. Je n'ai été que l'espoir d'un instant. Sur ce, Je m'en vais... Cette virtualité me tuera. Tout ça, c'est de la pourriture & je dédie cette étalage de conneries à la merde, à l'amour qui est la conséquence de l'échec de l'humanité.